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ACTUALITÉS

 

LE DERNIER DES LIBÉRATEURS AMÉRICAINS D’EBENSEE VIENT DE MOURIR :
MORT DE ROBERT B. PERSINGER

Né en 1923, il avait donc 22 ans lorsque, aux commandes de son char, Robert B. Persinger fut le premier des libérateurs américains à entrer dans le camp d’Ebensee le 6 mai 1945.
Il était resté attaché à cet épisode de sa vie, qu’il évoqua devant de très nombreux jeunes, contribuant dans son pays à la connaissance des camps d’Ebensee et Mauthausen.

 


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’AMICALE DE MAUTHAUSEN,
17 NOVEMBRE 2018, PARIS, MAIRIE DU 4ème ARRONDISSEMENT

>> lire le compte-rendu dans le bulletin n°355, à paraître en janvier 2019


Une motion a été débattue et votée par l’assemblée générale et son texte adressé au président de la République, à plusieurs ministres, à des parlementaires, à l’ambassadeur de France en Autriche, à la presse.

MAUTHAUSEN : NON À LA DÉNATURATION DES SITES DE MÉMOIRE

Réunie en Assemblée générale, à Paris le 17 novembre 2018, l'Amicale de Mauthausen s'élève contre une série d'atteintes patrimoniales délibérées aux sites emblématiques de ce camp par les autorités autrichiennes.

À Mauthausen, depuis le mois d'avril, l’escalier de 186 marches tragiquement célèbre de la carrière du Wiener Graben est interdit aux visiteurs, la circulation entre les monuments nationaux est entravée, la cour dite « des garages », lieu d'entrée des déportés, de parades SS, et d'arrivée des libérateurs américains est défigurée par une tour d'ascenseur en béton. Décidées sans concertation, ni avec les historiens ni avec les organisations de mémoire du camp, ces dispositions et d’autres prennent prétexte de sécurisation et d'accessibilité, comme s'il s'agissait d'un banal site touristique. Au camp annexe du Loibl-Pass nord, les derniers vestiges ont disparu sous une dalle de béton censée les préserver.

Il y a 80 ans, quelques semaines après l'annexion de l'Autriche par le IIIe Reich, les nazis créaient ce camp de concentration en y enfermant quelques centaines d’opposants allemands et autrichiens. Le 5 mai 1945, les dizaines de milliers de détenus libérés à Mauthausen et ses kommandos laissaient derrière eux plus de cent mille déportés de toute l’Europe assassinés en masse, disparus dans les crématoires ou inhumés à la Libération dans des cimetières improvisés.

Les survivants, leurs familles et amis, avec leurs associations se sont donné la mission première d'empêcher tout déni de mémoire. Le Mauthausen Komitee Österreich (MKÖ) veille sur les sites et organise année après année les commémorations avec le Comité international de Mauthausen (CIM) qui fut créé clandestinement par les détenus et qui a aujourd’hui des représentants dans 22 pays. MKÖ et CIM se sont conjointement élevés, en vain jusqu'à présent, contre ces altérations scandaleuses.

Depuis 1949, l'Amicale de Mauthausen a érigé plusieurs mémoriaux sur le sol autrichien et continue de les entretenir. Sur les lieux mêmes, elle éduque à la conscience historique et travaille à faire vivre l'esprit du Serment prononcé en douze langues par les rescapés le 16 mai 1945 sur la place d'appel du camp central :
« continuer la lutte contre l'impérialisme et les excitations nationalistes ».

Les Comités internationaux des camps d’Auschwitz, Buchenwald-Dora, Dachau, Mauthausen, Natzweiler-Struthof, Neuengamme, Ravensbrück et Sachsenhausen, réunis à Milan le 1er juillet 2018 [>> appel de Milan], se sont indignés des menaces qui pèsent sur les sites, et ont rappelé une résolution du Parlement européen du 11 février 1993 pour la « protection européenne et internationale des mémoriaux historiques des lieux des camps de concentration nazis ».

Dans un contexte politique de plus en plus préoccupant à l'échelle internationale, l'Union européenne et les gouvernements européens ne peuvent demeurer silencieux devant cet affront à la mémoire de la déportation, dans un pays membre gouverné par une alliance comprenant un parti d'extrême-droite héritier direct du nazisme.

L'Amicale de Mauthausen demande solennellement au Président de la République et au gouvernement français d'intervenir auprès des autorités autrichiennes pour que Mauthausen Memorial, conformément aux engagements pris, préserve les sites dans leur état historique à la Libération, que soit respecté leur statut de nécropoles, et valorisée leur fonction d'indispensable repère éducatif.

Quelques images :

La visite du Mémorial des martyrs de la déportation, sous la conduite d’Antoine Grande, directeur des Hauts-Lieux de mémoire d’Ile-de-France

L’Amicale en assemblée générale, Paris, mairie du 4ème arrondissement

 


BERLIN, 3-4 NOVEMBRE : RÉUNION DES COMITÉS INTERNATIONAUX DES CAMPS NAZIS


les représentants des comités internationaux d'Auschwitz, Buchenwald, Dachau, Mauthausen, Natzweiler-Struthof, Neuengamme, Ravensbrück, Sachsenhausen ;
les Sinti et Roma allemands étaient aussi représentés.
La réunion se tenait au siège du mémorial de la résistance allemande,
ancien Office du Reich à la Marine, où fut exécuté Von Staffenberg, le 21 juillet 1944

>> lire des conclusions de cette réunion dans le bulletin n° 355, à paraître en janvier 2019



LIGNY-EN-BARROIS (MEUSE) : LE MONUMENT DES DÉPORTES SACCAGÉ

Vingt-trois hommes du canton de Ligny furent arrêtés et déportés en avril 1943 à Mauthausen ou Sachsenhausen pour avoir chanté La Marseillaise. L’Amicale de Mauthausen était présente en 2014 à l’inauguration du monument en leur mémoire.

Pierre Lefèvre, historien de la déportation dans la Meuse et à l’initiative du monument, nous fait savoir que celui-ci a été saccagé dans la nuit du 20 novembre. La mairie a porté plainte.


Le monument hier... et aujourd’hui...


Jean Barbier a été en 1947 l’un des 22 témoins au procès des SS du camp du Loibl, à Klagenfurt


Jean Barbier au Loibl le 8 août 1954.
Il prit la parole, au nom de l’Amicale, pour l’inauguration du monument slovène.

(photos communiquées par Marie-Thérèse BARBIER, veuve de Jean Barbier, en mai 2011, à Pierre Lefèvre)

 


UN FILM ESPAGNOL SUR FRANCISCO BOIX

Rosa Toran, historienne, responsable de l'Amical espagnole, a publié un long article dans le journal Publico du 2/11/2018, à l'occasion de la sortie du film de Mar Targarona, El Fotografo de Mauthausen.

Son texte rappelle le contexte historique de la déportation des Républicains espagnols à Mauthausen et le vol des négatifs SS par Francisco Boix. Elle critique sévèrement ce film qui dénature la vérité historique.

« [Le projet de Boix de dérober les négatifs] n'a aucun rapport avec l'épisode de la fuite puis de la pendaison de Hans Bonarewitz, responsable d'un entrepôt de produits de contrebande, le 30 juillet 1942. À aucun moment, les négatifs ne sont passés – comme le montre le film – entre les mains de Bonarewitz. À aucun moment, Boix n'a prévu de s'enfuir avec lui muni d'un faux passeport avec la consigne d'informer les internés de la réussite de ce plan via une annonce publiée dans un journal ! Boix ne fut pas torturé sur une musique de Bach, ni emprisonné comme le montre une séquence du film qui illustre de façon indigne la récupération des négatifs. […]
Certaines séquences défigurent totalement la dureté et la souffrance auxquelles étaient soumis, à chaque instant, les déportés d'un camp de concentration. Les actes « héroïques » étaient impossibles dans le cadre de leur combat quotidien pour survivre.
»

À propos de ce même film, voici ce qu'écrit Enric Garriga, président de l'Amical espagnole :

« À notre avis, ce film non seulement déforme la vérité de ce qui s'est passé sur le terrain et de ce que Boix a représenté, mais c'est aussi une tentative dangereuse de porter atteinte à la véritable histoire des déportés républicains dans les camps nazis – et, par ricochet, celle de tous les déportés – et de banaliser les souffrances de ceux qui ont subi la déportation, portant atteinte à la dignité des victimes.
C'est la raison pour laquelle notre association, sans vouloir entrer dans des controverses sur les aspects cinématographiques de ce film, croit que nous devons expliquer ce qui s'est réellement passé, pourquoi ça s'est passé et le rôle des camarades de Boix.
»



DES TRACES ET DES GESTES,
Mémoires européennes des camps nazis

Documentaire de 52 minutes de Bernard Obermosser et Jean-Louis Roussel,
une production de l’Amicale française de Mauthausen,
janvier 2018

Plus de 70 ans après leur libération, les sites des anciens camps nazis ne sont pas déserts : les visiteurs y sont nombreux, les rendez-vous commémoratifs sont empreints d’une étonnante énergie. Ce deuxième âge de la mémoire n’est pas réductible à une forme inattendue de tourisme.

Ce film, qui n’est pas un recueil de témoignages sur la déportation, propose d’entendre quelques acteurs de ces pratiques, parmi les plus impliqués. Décodant les rituels officiels et les pratiques inventives qui émergent, il s’attache à repérer les gestes sociaux, à formuler du sens. Contribuant certes au souvenir du passé, mais surtout observant le présent. Qu’on en ait clairement conscience ou non, les sites concentrationnaires nazis sont désormais inscrits dans l’espace culturel de notre continent.

L’observation porte principalement sur l’ancien camp de Mauthausen, en relation constante avec ce qui s’accomplit en d’autres lieux, Buchenwald, Ravensbrück, Natzweiler-Struthof, Auschwitz.



 
LE TROISIÈME MONUMENT

Le site du Troisième Monument fonctionne de nouveau.

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AMICALE DE MAUTHAUSEN
Anthologie
témoignages de déportés
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Amicale de Mauthausen, 2018



Vojtěch JASNÝ
J'ai survécu à ma mort
Amicale de Mauthausen /
Mille et Une Productions, 2016


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Christian TESSIER / Daphné DEDET
Du Loibl-Pass à la Brigade Liberté
La Clé du Chemin, 2015


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Henri LEDROIT
La graisse mais pas les os
Éditions de l'Écluse, 2014


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